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  • Camille Vorain

Il n’y a pas de problèmes, que des solutions

Il y a quelques temps, au cours d’un café avec une amie, elle m’a expliqué qu’elle pensait que parfois il ne faut pas trop parler de ses problèmes, et se concentrer sur des situations neutres ou joyeuses.

La vérité, c’est que sur le moment, je me suis sentie un peu irritée. J’ai beau avoir les accords toltèques en tête, comme « ne rien prendre personnellement », j’ai bien senti ce petit sentiment de honte qui a émergé. Cette phrase m’est alors restée en tête.

J’ai passé littéralement 3 années, la tête fourrée dans mes problèmes. En effet, avec une peau qui ne guérissait pas et s’infectait, puis le sentiment d’être vide, une dépression, des difficultés à trouver comment travailler et trouver du sens à la fois… J’ai eu le sentiment que ma vie n’était faite que de problèmes à résoudre. Et que si je n’en parlais pas, je n’avais plus grand chose à raconter. C’était devenu tout ce qui obnubilait mes pensées, un full-time job. Pourtant, j’ai aussi expérimenté qu’en pensant à autre chose, nos coeurs s’allégeaient, les solutions pouvaient émergées.

Depuis, ces « problèmes » ont été l’occasion d’apprendre, de me nourrir de nouvelles approches. Les difficultés sont à mes yeux, souvent des points de départ à quelque chose de plus enrichissant.

« Je n’ai pas d’oeuf pour mon gateau », ok, let’s see what it takes to create with something else.

« Je ne sais pas comment aller à tel endroit » « ok, voyons voir les ressources que j’ai pour m’en débrouiller.”

« J’ai de l’eczéma » ok, qu’est-ce que je peux observer, apprendre, faire pour améliorer ma condition, ou accepter la vie telle qu’elle est.

Bref, pour moi les problèmes n’en sont pas vraiment, même si parfois c’est long de l’intégrer. Et je me suis souvenue d’une des devises de mon père, qui a bercé mon éducation.

“Il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions”

Parler problème est devenu pour moi une “passion”, non pas pour me complaire dedans, même si cela doit bien m’arriver; Mais plutôt car c’est le point de départ à une résolution d’une situation. Un casse tête qui me montre mes ressources, ou celles du monde qui m’entoure : l’occasion d’un challenge supplémentaire. Alors quand mon ami m’a dit qu’il valait parfois mieux ne pas les aborder, et bien je me suis sentie déstabilisée “what I will talk about? qu’y a-t-il comme autre point de départ d’une conversation riche et intéressante?


Le parcours des personnes inspirantes

Lorsqu’on voit les parcours des gens inspirants (voir toutes les conférences Ted), ce qui l’est d’autant plus, ce sont comment ils ont repris du poil de la bête après des évènements difficiles, comment un moment difficile les a mené a un changement de vie, d’état d’esprit. Récemment, j’ai de nouveau été confronté à des pulsions alimentaire et un type de troubles alimentaires. Rien d’alarmant, mais cependant je savais qu’il y avait ici quelque chose qui ne me faisait pas du bien. Un soucis, right? Cela a été le point de départ a m’apporter plus de conscience, d’amour, d’acceptation, me renseigner et apprendre encore d’avantage.

En parler est une étape clé : l’histoire que l’on se raconte devient concrète, sa résolution aussi. L’amour porté par les autres me permet de me l’apporter aussi. Ne plus en avoir honte, ne plus le cacher me donne plus de chances de l’accepter. Quand je parle de mes problèmes, parfois je les vois grossir, d’autres fois je les vois disparaitre d’un coup, s’atténuer, être moins fort et devenir des sources de grandes inspirations.


Est-ce la meilleure manière? Cette ami avait-elle raison? Mais y-a-t-il vraiment une meilleure façon?

Certains ne veulent écrire que des affirmations positives dans leur carnet d’écriture. Car le positif amène le positif. Et je peux être d’accord avec cela. Pourtant ce n’est pas ma méthode. J’aime vider mon saut par écrit. Certains jours je me retrouve à gribouiller l’ensemble des noeuds qu’a créé mon mental. Parfois j’en sors perdue et noyée dans le problème. D’autres fois, j’ai comme trouvé le début du fil et le calme. Et puis certains jours, je trouve les armes pour rédiger des affirmations positives, dessiner un plan d’action pour retrouver le cap.


Alors que penser de ça?

Je n’en retiens qu’une chose, encore et encore : mon fonctionnement est le bon, car c’est le mien. C’est en ajustant ce qui me fait du bien que j’apprends à m’en faire un peu plus (du bien). C’est en observant ce qu’il se passe dans mon corps, avec mes émotions que je sais ce qui est juste.

Pour moi, parler de mes problèmes aide le plus souvent à les voir s’envoler. C’est une manière de lire l’apprentissage qu’ils recèlent en eux. C’est une manière de comprendre, d’apprendre, de grandir, d’observer la complexité des situations et de leur offrir une issue plus simple.

Pourtant, les gens le voient souvent comme « broyer du noir » « parler du négatif » « se plaindre ». Est-ce leur difficulté à accepter qu’eux aussi vivent des problèmes et les étouffent, et que lorsque l’on aborde les nôtres, ils se sentent inconfortables? Est-ce une impatience face à nous, une difficulté à émettre leur besoin à ce moment de concentrer leur attention sur autre chose, d’être indisponible émotionnellement? Est-ce leur manière de fonctionner qu’ils nous proposent par amour?

Et c’est en cela que souvent, des thérapeutes, des coach, des personnes sensibilisées au développement personnel ont été pour moi des personnes clés. Parce que leur écoute me permet de délier le problème, leur non-implication émotionnelle me donne l’occasion de prendre du recul, le miroir et l’attention qu’elle m’offre rend possible l’acceptation. Pourtant, parfois la seule manière de procéder, une fois avoir vider mon sac, c’est de me concentrer à autre chose pour laisser émerger de nouvelles options et solutions.

Encore une fois, c’est mon expérience, mon ressenti, ma vérité qui est en constante évolution.

La parole n’a pas vraiment été au coeur de mon éducation, et pourtant c’est elle qui m’a apporté la plus grande clé de guérison. Avant l’alimentation, avant l’énergétique, avant le reste.

Bref, merci à cette amie qui m’a permis de cogiter sur le sujet, et de vous inviter à réfléchir à ce qui est bon POUR VOUS.

Et toi, « team full positif » ou team « parlons deep »?


Avec amour, Camille


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©2020 par holaeczema.

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