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  • Camille Vorain

Les 4 étapes d’acceptation pour entreprendre un chemin de guérison


Quand on débute son chemin de guérison, parce qu’on y est « contraint », c’est tout un nouveau monde qui s’ouvre à nous. On devient conscient de nos besoins, on fait de notre santé une priorité, notre monde tourne autour de cela. On essaye tout, (et n’importe quoi), on prend tellement soin de nous que notre job, notre vie sociale devient compliqué ou nous n’avons plus l’énergie pour. Notre équilibre de vie n’est plus. On fatigue, on ne voit pas forcément les progrès.

Pour aller vers la guérison ou une vie plus épanouie avec la maladie selon nos objectifs, plusieurs étapes sont nécessaires.



Les 4 étapes d’acceptation :

prendre conscience qu’il y a un problème, qu’on est malade, que nos symptômes sont réels, que notre douleur est réel.

être également persuadée que c’est important ce qu’il se passe, que cela a des conséquences sur notre quotidien, que l’on a étendu notre seuil de tolérance peut-être même trop loin

être convaincu que le protocole, le traitement, la prochaine étape, technique que l’on s’apprête à entreprendre fonctionne vraiment

comprendre que les bénéfices à tout cela sont supérieurs aux contraintes que cela nous demande.


Et c’est souvent sur cette dernière étape que l’on croit que nous ne sommes pas motivée, engagée, volontaire.



Les bénéfices doivent être supérieurs aux contraintes

À titre d’exemple, si je n’ai pas su arrêter complètement le gluten, les produits laitiers etc en même temps, ou le sucre, c’est que je ne suis pas convaincue des bénéfices que je vais y trouver soit supérieur aux contraintes que cela engage pour moi. Ce n’est pas la seule raison, d’autres choses se jouent (relation à l’alimentation complexe, gestion de la frustration…).

Cela peut s’appliquer à des relations, à des jobs, à des situations de vie multiples.

Si nous ne sommes pas convaincus que couper telle relation nous apportera plus de bénéfices que de contraintes, on risque de ne pas passer à l’action.


L’éducation thérapeutique du patient

Ces 4 étapes sont identifiées dans le parcours d’éducation thérapeutique du patient.

C’est une pratique qui mélange la médecine, la pédagogie de la santé, les sciences humains et sociales. Elle place le patient en tant qu’acteur de sa santé et admet que la relation au patient et tout aussi (voir plus) importante que le traitement suivi.

Selon l’OMS, l’Education Thérapeutique du Patient (ETP) vise à “aider les patients à acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique.”


le patient acteur de sa santé

Les programmes d’éducation thérapeutique peuvent rebuter certains patients non enclins à la médecine allopathique, ou qui ont comme objectifs de guérir et non pas de mieux vivre avec leur pathologie.

C’est en cela que je trouve cette approche intéressante. Le programme est orienté autour des objectifs définis par le patient et pour le patient. Il définit lui-même sa norme de santé. Un patient pourra se contenter de “vivre mieux sa maladie avec un traitement médicamenteux”, un autre souhaitera “réduire son traitement médicamenteux” ou encore “développer des méthodes alternatives pour retrouver un équilibre de vie”.

Les thérapeutes présents dans le programme sont issue d’une équipe multidisciplinaire. Les médecins côtoient des diététiciens, des arts-thérapeutes, des psychologues, des spécialistes (dermatologue, pneumologue, allergologue, cardiologue…). Pour une fois, le patient est pris en compte dans sa globalité, sa complexité, son individualité.



Ces 4 étapes “d’acceptation” ne riment, selon moi, pas avec fatalité mais avec le début d’un cheminement. Elles sont le socle à un changement, à un nouvel état de santé.


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©2020 par holaeczema.

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