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  • Camille Vorain

Lettre pour les personnes avec eczéma

J’avais besoin de vous écrire aujourd’hui les p’tits croco.

Comme certaines le savent peut-être, je vais beaucoup mieux dans tous les sens du terme.

J’ai osé quitter certaines choses auxquelles je tenais pour me tourner vers la suite (les réseaux sociaux et l’entreprenariat à plein temps, la vie de centre ville et un tas de bagages émotionnels).

J’ai aussi accepté de prendre un traitement différent qui m’aide considérablement avec la peau (dont je ne parlerais pas car ce n’est pas le sujet). Tout ce qui reste ce sont des plaques rouges au cou et au visage qui viennent et partent de manière assez aléatoires.

Vivre avec l'eczéma sans en souffrir

Bref, je vis comme « n’importe qui » aujourd’hui et je n’ai que peu de signes apparents de tout ce que j’ai traversé.


Mais mon corps lui se souvient, il porte un énorme poids au niveau de la poitrine, de tristesse, de douleurs, qui parfois survient, et me demande de pleurer. De lâcher tout ce que j’ai retenu des années durant pour « tenir le coup » pour ne pas m’effondrer, ne pas abandonner la bataille.

Mon corps a aussi perdu beaucoup de forces, malgré du mouvement régulier pour renouveler mon énergie, je n’ai fais que des pratiques à très faible intensité.

Alors quand récemment j’ai voulu me mettre aux Rollers, ce sont mes talons et mon dos qui m’ont rappelé que non, on ne pouvait pas juste tout effacer comme si de rien était. Il manquait le tonus de certains muscles qui avaient disparu dans les mois/années de repos.

Alors j’ai entendu les paroles, qui ne se voulaient en rien blessantes, du médecin qui a dit que mon corps avait besoin de recommencer la pratique doucement car il était « faible ». Et ça m’a bombardé le coeur.


Parce que c’est un médecin que je ne vois que depuis quelques mois, parce qu’il n’a aucune idée de ce que j’ai vécu à l’intérieur depuis des années, ni même de ce que j’ai vécu en surface de ma peau. (et qu’en prime il est plutôt jeune et mignon et on a tous envie de sauver la face hein! aha)


Aussi bateau que cela sonne, tout ce que l’on peut faire, c’est être là pour nous.

On ne peut pas attendre des autres qu’ils comprennent. Parce que même s’ils le veulent ils ne le pourront pas, et que passer le soulagement d’être entendu(e), cela ne te permettra peut-être pas d’avancer plus sereinement.


Alors je me suis soutenue, en me laissant vivre ces émotions désagréables, en pleurant si nécessaire et en laissant des secousses de pleurs spontanés où au fond je n’avais qu’un mot « pitoyable ». Alors je tentais de revenir dans mon corps plutôt que d’aller dans le mental avec le jugement ou la justification « tu as tes règles, tu as mal dormi etc.. etc… »

Des mantras pour faire la paix avec son corps

Enfin, j’ai été douce avec moi :

« avec le temps tu verras, les choses reviendront, sois patiente ma belle, tu as tellement vécu »

« tu vas voir, ce n’est qu’une question de temps » « regarde tout ce par quoi tu es passée, vraiment, tu t’en sors bien »,

« une bonne nuit de sommeil, et les choses te paraitront moins dures »


Et doucement, de sentir un peu d’amour propre pour soigner tout ça.

Dans un élan, j’avais vraiment à coeur de te partager ça.

Que tout ce que tu as vécu avec l’eczéma peut te sembler loin, mais peut-être que parfois ton corps lui s’en souvient, ne le blâmes pas pour ça, écoute-le, il essaye de te rappeler ce qui sera bon pour lui.

Avec amour,


Camille.


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